Voici un début de glossaire qui va s'enrichir au fil des pages mises en ligne. Une manière "transversale" aussi pour aborder de multiples thèmes. Belles découvertes !

ACV - Analyse de Cycle de Vie

Anciennement appelée « écobilan », l’ACV est un outil d’évaluation des impacts environnementaux (consommation de matières et d’énergies, émissions dans l’air et dans l’eau, déchets), prenant en compte l’ensemble du cycle de vie des produits, de leur fabrication à leur élimination finale (approche dite « du berceau à la tombe »). Cet outil vise à fournir des éléments d’aide à la décision aux politiques publiques (choix de filières de valorisation, critères d’écolabellisation des produits, ..) ou industrielles (choix de conception et d’amélioration des produits). Sa pratique, sa diffusion et, surtout, sa normalisation au niveau international (série des ISO 14040) en font aujourd’hui un outil performant, enfin en voie de maturité.

Agenda 21

C’est un plan d'action pour le XXIe siècle adopté par 182 chefs d'État lors du sommet de la Terre à Rio de Janeiro en juin 1992. Il concerne les collectivités territoriales : régions, départements, communes, ainsi que les établissements publics comme les communautés de communes et les communautés d'agglomération.

Apodictique

Est apodictique, du grec ancien ἀποδεικτικός (qui démontre, qui prouve), ce qui présente un caractère d'universalité et de nécessité absolue. Une proposition apodictique est nécessairement vraie, où que l'on soit.

Dans le cadre de la logique aristotélicienne, lα forme apodictique est opposée à la dialectique, à l'instar de la preuve scientifique s'opposant à un raisonnement de nature probabiliste.

Le mot anapodictique (qui signifie « indémontrable » chez Aristote) représente les prémisses premières et immédiates d'où part le syllogisme apodictique : ses axiomes. On peut par exemple penser aux principes classiques de la logique formelle : le principe d'identité, le principe de non-contradiction, le principe de bivalence et celui de tiers exclu.

Apocalypse

Étymologie. Emprunté au latin apocalypsis (« révélation »), lui même emprunté au grec ancien ἀποκάλυψις, apokálupsis (« action de découvrir »). Provenant du verbe grec καλύπτω, kalúptô (« cacher »), précédé du préfixe de privation ἀπό ápó. Littéralement donc « [chose] dé-cachée », et donc par extension, « [chose] dévoilée aux hommes », « retrait du voile qui cachait la chose », « le voile est levé ».

Retenons :

Apocalypse : voir ce qui était caché. La révélation

De quoi et à quel prix ? Le mystère demeure en dépit des nombreux symboles qui émaillent ce texte biblique

Approches « slow »

Constat

Au quotidien, nous ressentons ou plutôt subissons l’accélération globale. Il faut dire que l’évolution du monde du travail, les nouvelles technologies, le chevauchement des activités quotidiennes, ont généré un sentiment d’accélération du temps. Le constat est le suivant : nous avons l’impression de passer à côté de nos priorités, de valeurs simples mais pourtant essentielles à notre épanouissement
Le mouvement slow, un art de vivre
Le mouvement Slow a vu le jour dans les années 80 face au sentiment d’accélération du temps. Plus précisément, c’est en 1986 que Carlo Pétrini, journaliste gastronome, crée en Italie le mouvement Slow Food en réponse au fast-food. Pour cesser de courir en permanence après le temps et s’échapper de l’étau de la vitesse, l’art de vivre slow nous invite à instiller plus de lenteur dans les différents domaines de notre vie.

Déclinaisons

Désormais, aux quatre coins du monde, de nombreuses personnes se mobilisent pour la lenteur et créent différents mouvements grâce auxquels ralentir le rythme et apprécier la saveur des jours deviennent des actions concrètes. Et le slow s’applique à tous les domaines de notre vie. Il s’étend désormais au travail (slow business), à la famille (slow parenting), au milieu scolaire (slow school), au voyage (slow tourisme), aux villes (slow city), aux relations amoureuses (slow sexe). Mais aussi à l’art (slow art), à la beauté (slow cosmétique), à la science (slow science), à la lecture (slow book)… Chaque aspect de notre vie peut en fait être vécu sous l’angle slow.

https://www.laslowlife.fr/le-mouvement-slow-un-art-de-vivre

Asymétrie d’information

Situation où plusieurs individus ne disposent pas du même niveau d’information ou sont dans l’incapacité de la partager avec autrui. Par exemple, un ménage ne connaît pas la qualité des travaux réalisés par les différents artisans sur le marché.

Biais cognitifs

Un biais cognitif est une distorsion dans le traitement cognitif d'une information. Les biais cognitifs conduisent le sujet à accorder des importances différentes à des faits de même nature et peuvent être repérés lorsque des paradoxes ou des erreurs apparaissent dans un raisonnement ou un jugement.

L'étude des biais cognitifs fait l'objet de nombreux travaux en psychologie cognitive, en psychologie sociale et plus généralement dans les sciences cognitives.

Ces travaux ont identifié de nombreux biais cognitifs propres à l'esprit humain à travers de multiples domaines : perception, statistiques, logique, causalité, relations sociales, etc. Du point de vue de leurs domaines, on peut distinguer entre autres des erreurs de perception, d'évaluation, d'interprétation logique. Ces biais cognitifs ne sont généralement pas conscients.

Certains de ces biais peuvent en fait être efficaces dans un milieu naturel tel que ceux qui ont hébergé l'évolution humaine, permettant une évaluation ou une action plus performante ; tandis qu'ils se révèlent inadaptés à un milieu artificiel moderne.

Biodisponibilité

Aptitude d’une substance présente dans l’environnement à être prélevée et absorbée par un organisme vivant et disponibilité pour interagir avec les processus métaboliques de cet organisme.

Biodiversité

Diversité biologique, évaluée en fonction du nombre de gènes, d’espèces et d’écosystèmes différents dans une zone géographique donnée.

Biomimétisme

il y a lieu de distinguer les trois niveaux du biomimétisme

Biomimétisme de forme

Il consiste à améliorer les performances environnementales d’une technologie par un travail sur la forme, inspiré du vivant. C’est le niveau le plus simple, du coup, le plus répandu. Il trouve son application à différentes échelles, visible (TGV, éoliennes, hydroliennes…) ou microscopique, voire nanoscopique, pour améliorer les performances de certaines surfaces.

Biomimétisme des matériaux et des procédés 

S’inspirer de la chimie des matériaux du vivant est bien plus compliqué que le domaine des formes mais semble avoir un impact potentiel supérieur. Les matériaux biomimétiques constituent souvent des innovations de rupture, qui nécessitent un renouvellement important des infrastructures industrielles : fabriquer des céramiques comme le font les coquillages ou de la fibre de verre comme le font les éponges exigerait d’inventer de drôles de machines…

Biomimétisme écosystémique

Il s’inspire non pas des « trucs » technologiques de différentes espèces, mais des relations entre elles, celles qui permettent aux écosystèmes qui en émergent d’être à la fois durables et adaptables, qu’ils soient forets, marais ou récifs coralliens. Il puise aussi son organisation dans les principes du vivant, en complément des principes relatifs à la matière et à l’énergie, et donne ainsi sa cohérence à l’ensemble. C’est un aspect moins technique mais qui exige des changements de mentalité importants.

Cadre de référence

Le cadre de référence : c'est l'ensemble d'idées, d'opinions, de valeurs propres à un individu (ou à un groupe) et en fonction duquel cet individu donne un sens à ce qu'il dit ou reçoit. Dans la communication, ce qui compte c'est ce que l'autre comprend et non pas ce que vous dites

Chaos (théorie)

En mathématiques, la théorie du chaos étudie le comportement des systèmes dynamiques très sensibles aux conditions initiales, un phénomène généralement illustré par l'effet papillon. Toute prédiction à long terme devient impossible.

Notre conviction, pour reprendre les termes d’Edgar Morin, est que le chaos actuel porte en lui non seulement un risque « de destruction et de régression », mais aussi une « possibilité de genèse d’un monde nouveau ». Même si l’on peine encore à la reconnaître, cette genèse est en cours, telle une révolution silencieuse qui se déroulerait sans que l’on en soit clairement conscient.

CNV La communication non violente

La communication non violente (CNV) est un processus de communication élaboré par Marshall B. Rosenberg. Selon son auteur, ce sont « le langage et les interactions qui renforcent notre aptitude à donner avec bienveillance et à inspirer aux autres le désir d'en faire autant ». L'empathie est au cœur de la CNV, entamée dans les années 1970, ce qui constitue un point commun avec l'approche centrée sur la personne du psychologue Carl Rogers dont Marshall Rosenberg fut un des élèves. L'expression « non violente » est une référence au mouvement de Gandhi et signifie ici le fait de communiquer avec l'autre sans lui nuire (voir ahimsa). Marshall Rosenberg s'appuie également sur les travaux de l'économiste chilien Manfred Max-Neef, qui a analysé les besoins humains

Collapsologie

La collapsologie est l'étude de l'effondrement de la civilisation industrielle et de ce qui pourrait lui succéder

L'effondrement est « le processus à l’issue duquel les besoins de base (eau, alimentation, logement, habillement, énergie, etc.) ne sont plus fournis (à un coût raisonnable) à une majorité de la population par des services encadrés par la loi »

La collapsologie est portée à la connaissance du grand-public par Pablo Servigne et Raphaël Stevens dans leur essai : Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes publié en 2015

Les collapsologues estiment que l'effondrement de la civilisation industrielle pourrait provenir de la conjonction de différentes crises : crise environnementale, mais aussi crise énergétique, économique, géopolitique, démocratique, etc.

Consensus

Un consensus est un accord des volontés sans aucune opposition formelle. Le consensus se distingue de l'unanimité qui met en évidence la volonté manifeste de tous les membres dans l'accord. Un consensus caractérise l'existence parmi les membres d'un groupe d'un accord général (tacite ou manifeste), positif et unanime pouvant permettre de prendre une décision ou d'agir ensemble sans vote préalable ou délibération particulière.

 Certes le compromis est un constat d’accord, mais il constitue toujours, par définition, une demi-mesure pour chacune des parties prenantes à l’accord, puisqu’il est le fruit de concessions réciproques. C’est donc un pis-aller, un moindre-mal, tout sauf un idéal.

Crise

Crise, en chinois on fait le tri. En cas de crise, on peut effectivement faire le bilan, voir ce qui va et ce qui ne convient pas. On comprend alors ces notions de séparer, distinguer, juger. Il y a aussi cette notion de couper. Après avoir fait le tri, on peut couper avec les choses qui ont amené à la crise. En s’adaptant aux réalités nouvelles, on peut laisser de côté certaines habitudes, certains schémas, certaines croyances. Tout ce discernement nous permet de saisir l’opportunité que la situation nous présente pour retrouver un nouvel équilibre., fait référence à « opportunité ». Crise vient du grec « krisis » qui est ‘l’action ou la faculté de distinguer. La racine indo européenne « krei » contient des notions de juger, de passer au tamis, de séparer, de distinguer et de couper

Décroissance

La décroissance est un concept à la fois politique, économique et social, né dans les années 1970 et selon lequel la croissance économique apporte plus de nuisances que de bienfaits à l'humanité.

L'action de l'homme sur la planète a fait entrer celle-ci dans ce que certains scientifiques considèrent comme une nouvelle époque géologique, appelée l'Anthropocène (qui aurait succédé à l'Holocène), et cette action menacerait l'espèce humaine elle-même. L'objectif de la décroissance est de cesser de faire de la croissance un objectif.

 

Dialogique

Le terme de dialogique veut dire que deux ou plusieurs logiques, deux principes sont unis sans que la dualité se perde dans cette unité.

La dialogique est chez Edgar Morin, non pas le concept-solution, mais un des mots-phare qui aident à penser la complexité du réel. Un des apports majeurs de la pensée complexe est de faire surgir au cœur de notre conscience le problème de la contradiction au sein du réel

Dystopie

Une dystopie est un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu'elle empêche ses membres d'atteindre le bonheur. Une dystopie peut également être considérée, entre autres, comme une utopie qui vire au cauchemar et conduit donc à une contre-utopie.

Eco-psychologie

L'écopsychologie en 3 mots

La Terre n'est pas qu'un stock de ressources à consommer, mais un organisme vivant à respecter, dont nous faisons partie de nous.
L'âme ou la psyché, qui est la dimension d'intériorité où s'enracinent les interrelations les plus intimes entre l'être humain et la Terre.
La reliance qui est l'enjeu de l'écopsychologie : nous reconnecter en profondeur avec la Terre pour pouvoir contribuer à sa guérison et à la nôtre.

L'écopsychologie en 3 conseils

Nous éveiller pour être touchés dans notre cœur par les cris de la Terre et accueillir nos sentiments de peur, de tristesse et d'impuissance pour en métamorphoser l'énergie en source d'espérance et d'action.

Nous émerveiller devant les dons de la Terre et dire merci à tous les êtres qui l'habitent pour retrouver notre juste place comme membre de la communauté du vivant, inscrite au tréfonds de notre être.

Nous engager, à partir de notre désir profond, pour contribuer à la transition vers une société fondée sur des relations rééquilibrées avec la toile de la vie.
Michel Maxime Egger

Eco-spiritualité

L’écospiritualité en 3 mots

• Le sacré est l’expérience de ce qui émerge quand, en connexion profonde avec la nature, l’être s’ouvre à une réalité invisible – l’Esprit, une Présence, un souffle- qui est la source du vivant.
• La métanoia est le processus de transformation intérieure pour faire un avec la Terre, les autres humains et le divin, en unifiant notre être et en réorientant notre désir.
• La sobriété est un chemin pour apprendre à marcher légèrement sur la Terre, en redécouvrant les joies d’une vie simple, fondée sur la qualité des liens plutôt que sur la quantité des biens.

L’écospiritualité en 3 conseils

Dire merci chaque jour pour le miracle permanent de la vie, la lumière du matin et les dons de la Terre, à accueillir avec joie et émerveillement comme des invitations à l’amour et au partage.
Méditer ou prier si possible dans la nature pour éveiller nos sens, nous centrer sur le cœur-esprit, accorder notre respiration aux rythmes du cosmos et au souffle de l’Esprit, apprendre le langage divin mystérieusement caché dans la toile du vivant.
Nous connecter à la source du désir dans le cœur profond, pour orienter avec justesse nos engagements, discerner entre le nécessaire et le superflu, passer de la peur du manque à l’abondance de l’être.

Michel Maxime Egger

Éco-efficience

Ce terme désigne, pour une entreprise, le fait d’utiliser moins de ressources naturelles dans le processus de production pour obtenir une même quantité de produits

ESS

La loi ESS du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire consacre les principes fondamentaux de ce modèle et offre déjà la possibilité à des entreprises commerciales d’utilité sociale de faire reconnaître leur conformité à ces principes. Ces principes sont les suivants : un but qui ne se limite pas au seul partage des bénéfices, une gouvernance statutairement démocratique et non fondée sur le capital détenu, ainsi qu’une distribution des excédents qui obéit à des règles strictes assurant que ceux-ci sont majoritairement consacrés à la pérennisation de la structure.

Externalités

Situation où l’action d’un individu a des conséquences, positives ou négatives, sur le bien-être d’un autre individu (ou de plusieurs) qui ne sont pas prises en compte par le prix payé par l’individu. L’économie de l’environnement

explore principalement les cas où le coût privé d’un bien (pour son acheteur) est inférieur à son coût social (Pigou). Par exemple, le coût du traitement des pesticides dans les eaux n’est pas inclus dans les prix des produits agricoles.

Extractivisme

L’extractivisme est l’exploitation massive des ressources de la nature ou de la biosphère. Cette notion désigne toutes les formes et tous les moyens d'exploitation industrielle de la nature. L'extractivisme consiste à extraire, directement dans le milieu naturel et sans retour vers lui, des ressources naturelles qui ne se renouvellent pas ou peu, lentement, difficilement ou couteusement1. Ce qui est extrait peut être des matières ou matériaux, des organismes vivants (plantes, champignons, animaux), des sources d'énergie (ex : uranium, hydrocarbures fossiles, bois-énergie ou biomasse), ou des molécules

Flexitarisme

Être Flexitarien | C'est ne se passer de rien‎

Manger de façon raisonnable et raisonnée. Des viandes de qualité issues d'une production responsable et durable. S'informer. Recettes. Objectifs: Manger Équilibré, Consommer Des Produits De Qualité, Issus De Filières Durables.

Holacratie

L'holacratie (holacracy en anglais) est un système de gouvernance d'entreprise, fondé sur la mise en œuvre formalisée de modes de prise de décision et de répartition des responsabilités communes à tous. Opérationnellement, elle permet de disséminer les mécanismes de prise de décision au travers d'une organisation fractale d'équipes auto-organisées. Elle se distingue donc nettement des modèles pyramidaux top-down. L'holacratie a été adoptée par plusieurs organisations (aux États-Unis, en France en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Nouvelle-Zélande). Elle est fréquemment comparée à la sociocratie, bien que des différences significatives existent entre les deux approches.

HQE

Initialement fondée sur des objectifs formalisés en 14 « cibles » et 2 systèmes de management (opérationnel et environnemental), la démarche HQE™ a fait l’objet en 2015 d’un nouveau « cadre de référence » optimisé, d’une meilleure lisibilité, qui s’articule en 4 engagements transversaux, valides à toutes les étapes, de la conception à la fin de vie en passant par la construction/réhabilitation et la gestion/utilisation :

  • Qualité de vie : sécurité ; salubrité ; aménagements et services favorisant la praticité, le confort, l’agrément et le vivre ensemble.
  • Performance économique : coûts et charges optimisés ; valeur accrue (financière, patrimoniale et d’usage) ; implication dans la dynamique et le développement du territoire.
  • Respect de l’environnement : usage raisonné des ressources et des énergies ; limitation des rejets polluants ; lutte contre le réchauffement climatique ; contexte naturel et biodiversité.
  • Management responsable : adaptation de l’organisation aux objectifs qualité et performance ; concertation ; maîtrise du projet, de sa réalisation et de son exploitation ; procédures d’évaluation pour une amélioration continue.

Holisme

Le holisme est une manière de penser qui envisage le monde, ou certains de ses aspects, de manière globale. Il peut s'appliquer à bien des choses et de bien des manières mais, nous le considérerons ici uniquement dans le cadre de la philosophie des sciences et de la connaissance.

Le mot « holisme » a été introduit par Jan Smuts en 1926 pour qui il désignait la tendance de la nature à former des entités plus grandes que la somme des parties.

L’holisme est un principe général, une façon de penser, une logique au sens très large du terme, qui suppose deux aspects :

  • Il existe des relations entre parties de la plupart des entités individualisables et ces relations où au moins certaines relations affectent les propriétés des parties comme de l’ensemble.
  • Certaines des propriétés manifestées par l’entité ne sont pas dérivables des propriétés de ses parties, car elles dépendent des relations évoquées précédemment.

Voir réductionnisme

Métanoïa

Le terme grec μετάνοια métanoïa est composé de la préposition μετά (ce qui dépasse, englobe, met au-dessus) et du verbe νοέω (percevoir, penser), et signifie "changement de vue", un "renversement de la pensée"[1].

Dans la Grèce antique, la métanoïa signifiait une mutation, un changement fondamental, une véritable conversion. Alors que métamorphose exprime un changement au niveau de la forme, metanoïa exprime un changement d'état d'esprit.

Neurones miroir

Les neurones miroirs sont une catégorie de neurones du cerveau qui présentent une activité aussi bien lorsqu'un individu exécute une action que lorsqu'il observe un autre individu (en particulier de son espèce) exécuter la même action, ou même lorsqu'il imagine une telle action, d'où le terme miroir.

ODD - Les 17 objectifs

Les objectifs de développement durable pour l’humanité et pour la planète sont un appel universel à l’action pour éliminer la pauvreté, protéger la planète et améliorer le quotidien de toutes les personnes partout dans le monde, tout en leur ouvrant des perspectives d’avenir. Au nombre de 17, les objectifs de développement durable ont été adoptés en 2015 par l’ensemble des États Membres de l’Organisation des Nations Unies dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, qui définit un plan sur 15 ans visant à réaliser ces objectifs.

Orthorexie

L'orthorexie (du grec orthos, « correct », et orexis, « appétit ») est un ensemble de pratiques alimentaires, caractérisé par la volonté obsessionnelle d'ingérer une nourriture saine et le rejet systématique des aliments perçus comme malsains (malbouffe).

PACTE

La loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), adoptée le 22 mai 2019, entend réconcilier l’entreprise et la société. Cet impératif se justifie du fait des scandales financiers et autres dérives de la financiarisation qui ont mis au banc des accusés l’entreprise, accusée de ne servir que les seuls intérêts de ses actionnaires. Cette loi entend répondre à cette préoccupation en rendant possible la création d’entreprises à mission et en donnant à chacune d’elles la possibilité d’inscrire dans ses statuts une « raison d’être » afin de rendre opposable, sur un plan juridique, les manquements aux missions affichées.

Désormais, les structures soucieuses de montrer leur engagement vis-à-vis du développement durable ou des enjeux sociaux et sociétaux disposent donc de différentes options : s’inscrire dans une démarche de responsabilité sociétale des entreprises (RSE), obtenir un statut d’entreprise ESS (économie sociale et solidaire) et/ou un agrément ESUS (Entreprise solidaire d’utilité sociale), ou encore se doter d’une raison d’être.

Pensée complexe

La pensée complexe est un concept philosophique créé par Henri Laborit lors des réunions informelles du groupe des dix et introduit par Edgar Morin. La première formulation de la pensée complexe date de 1982 dans le livre Science avec conscience de Morin :

Ce concept exprime une forme de pensée acceptant les imbrications de chaque domaine de la pensée et la transdisciplinarité. Le terme de complexité est pris au sens de son étymologie « complexus » qui signifie « ce qui est tissé ensemble », dans un enchevêtrement d'entrelacements (plexus).

Dix principes pour penser dans un monde complexe

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/dix-principes-pour-penser-dans-le-monde-complexe-d-edgar-morin-802548.html

  1. Changez de paradigme
  2. Reliez
  3. Appliquez le principe d’irréductibilité
  4. Face à la contradiction, pensez dialogique

Le terme de dialogique veut dire que deux ou plusieurs logiques, deux principes sont unis sans que la dualité se perde dans cette unité.

  1. Dépassez la controverse agent/structure par l’hologrammatique

Le principe « hologrammatique » implique une vision dialogique : l’individu et la société, bien qu’antagonistes, sont complémentaires car compris l’un dans l’autre.

  1. Cherchez la récursivité en toute causalité

Passage d’une causalité linéaire à une causalité récursive pourrait s’illustrer ainsi : l’individu produit la société qui le produit.

  1. N’ayez pas peur du désordre

Ainsi, penser la complexité implique de penser le désordre et non de le fuir.

  1. Devenez stratèges

Se préparer à l’inattendu et développer une intelligence stratégique pour saisir les opportunités et faire face aux aléas néfastes.

  1. Toute action est aussi un pari

On peut envisager le passage à l’action comme un « pari » éclairé par la pensée complexe.

Dès lors, plus de bonne ou mauvaise décision ; seule compte le processus de prise de décision. Les actes valent par leurs intentions.

  1. L’autocritique est une hygiène quotidienne

Pitch

C’est un  exercice chronométré de communication orale qui consiste à mettre en valeur son projet face à un partenaire ou investisseur potentiel dans un temps réduit

Rétroaction positive ou négative

La rétroaction peut avoir un effet variable (la rétroaction est parfois positive, parfois négative) selon les conditions et notamment selon le délai de transmission et l’inertie du système, ce qui induit des effets très variés (cycle, comportement chaotique, etc.). On doit distinguer deux types de rétroaction :

  • une rétroaction positive amplifie les écarts avec l'état stable, le système s'autoalimente, par exemple dans le cas d'une explosion ;
  • une rétroaction négative tend à réduire les écarts et provoque un amortissement qui permet une régulation ; (wiki)

Rebond (Effets)

On a tendance à croire que l’éco-efficience aligne les objectifs économiques de l’entreprise avec les objectifs environnementaux, à savoir réduire l’utilisation des ressources naturelles. Mais ce n’est pas si simple : il faut distinguer les ressources naturelles utilisées par unité produite – que mettent souvent en valeur les entreprises engagées dans une démarche d’éco-efficience – et les ressources naturelles consommées au total, qui sont liées à la demande globale. C’est ce dernier point qui détermine l’impact environnemental.

Prenons l’exemple d’une voiture qui consommerait moins d’essence au kilomètre. Un même trajet nous revient moins cher qu’avec un véhicule traditionnel. Par ce que l’on appelle « effet rebond », cela risque d’inciter les gens à rouler davantage, et donc à consommer plus d’essence.

On appelle un « rebond négatif », lorsque la préservation en ressources est plus importante que prévu. C’est le cas pour les biens de luxe ou les marchés de niche, lorsque les entreprises se positionnent sur des produits haut de gamme plus respectueux de l’environnement, labellisés « verts ».

RSE

La RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises, ou Responsabilité Sociétale des Entreprises) regroupe l’ensemble des pratiques mises en place par les entreprises dans le but de respecter les principes du développement durable, c’est-à-dire être économiquement viable, avoir un impact positif sur la société mais aussi mieux respecter l’environnement.

Réductionnisme

Le premier adage du réductionnisme consiste en effet à penser que le tout est simplement la somme des parties et ses propriétés ne sont rien d’autre que la somme des propriétés des parties.

L’idée réductionniste a eu des départs foudroyants car on a effectivement trouvé des niveaux inférieurs que parfois on ne connaissait pas. Généralement, on trouve effectivement des niveaux inférieurs et on trouve aussi des lois auxquels ces niveaux obéissent qui sont des lois différentes de celles du niveau ou des niveaux supérieurs. L’individu n’est pas la société. Il y a bien entendu des liens entre les deux mais au niveau social émergent des fonctionnements qui ne sont pas directement reliés au fonctionnement de l’individu.

L’attitude réductionniste n’est pas sans intérêt ni sans résultats. Ce n’est pas par simple erreur qu’elle a porté la science pendant de longues années. Elle a amené à de nombreuses études qui ont permis de mettre en évidence des lois nouvelles et des domaines nouveaux d’étude avec de nombreuses applications scientifiques et techniques.

Mais le réductionnisme n’a pas donné de réponse aux questions posées :

  • comment l’individu donne naissance à la société
  • comment le neurone crée la conscience
  • comment l’ADN crée la vie, etc, etc…

L’opposé du réductionnisme est souvent appelé holisme, c’est-à-dire une vision globale.

Mais il semble plus exact de dire que la notion la plus opposée aux conceptions réductionnistes est celle d’émergence de structure nouvelle.

Transhumanisme

Le transhumanisme est un mouvement culturel et intellectuel international prônant l'usage des sciences et des techniques afin d'améliorer la condition humaine notamment par l'augmentation des capacités physiques et mentales des êtres humains.

Université du Nous UdN

Depuis 2010, l’Université du Nous réinvente le “faire ensemble” par sa propre expérience de la coopération et de l’intelligence collective, et trouve sa raison d’être par la transmission de ses apprentissages à celles et ceux qui veulent aussi emprunter ce chemin, animé·es par une profonde transition de notre société.

Les processus d’intelligence collective comporte les thèmes suivants

1.    LES CLEFS DE LA GOUVERNANCE PARTAGEE
2.    LA GESTION PAR CONSENTEMENT issue de la sociocratie
3.    L’ELECTION SANS CANDIDAT issue de la sociocratie
4.    LES METHODES DE CREATIVITE
    1. Méthode des six chapeaux
    2. La méthode Disney,
    3. Le World Café,
    4. Forum ouverts
  1. LA COMMUNICATION BIENVEILLANTE
6.    LA GESTION DE CONFLIT
7.    LE JEU DU TAO
8.    LES OUTILS SENSORIELS
9.    DEMOCRATIE PARTICIPATIVE

http://universite-du-nous.org/a-propos-udn/sa-raison-d-etre 

VICA (Réponses face à un monde VICA)

Deux acronymes identiques pour deux réalités qui se confrontent !.

Voir par ailleurs le concept de monde VICA : volatile, incertain, complexe, ambiguë

En réponse, voici 4 attitudes pour y faire face : Vision, Information, Clarté, Agilité

  • Vision = leadership, intentions claires, chemin vers un futur émergent
  • Information = nouvelles perspectives, réseautage, regard souple
  • Clarté = sens, rôles, processus de prise de décision
  • Agilité = communication, connexion, vitesse

VICA (Un monde)

Nous avons l’impression que ce qui change, ce sont les technologies, et nous n’avons pas forcément la perception que c’est le monde qui se transforme…

Pourtant, notre environnement, le monde dans lequel ces transformations majeures sont en train de se produire, le monde de la quatrième révolution industrielle, c’est le monde VICA caractérisé par 4 paramètres

  • Volatil : des évènements surgissent, totalement improbables, imprévus. Des bifurcations soudaines, des innovations disruptives, des retournements soudains… Comment comprendre, comment anticiper ? Comment devenir agile, pour répondre à cette volatilité ?
  • Incertain : un monde imprévisible, dans lequel les anticipations ne s’appuient plus sur du connu, sur le passé, mais bien sur le futur… Les innovations que les entreprises tenaient pour assurées du succès ne fonctionnent pas, les stratégies à long terme sont déjouées, les règles de la concurrence se transforment soudain… Comment décider ?
  • Complexe : les systèmes sont interconnectés, la causalité linéaire, mécanique entre une cause et sa conséquence devient circulaire, globale, impliquant des causes et des conséquences qui bouclent entre elles… Comment reconstituer une logique entre les actions qu’une entreprise va décider, et les conséquences qu’elle en attend ?
  • Ambigu : les évènements sont à la fois positifs et négatifs, ils ont deux faces, et ce qui est bien, bon est en même temps porteur de conséquences improductives, voire contre productives. Comment évaluer les décisions, avant de les prendre ?

Zététique, ou l’art de penser juste

la zététique est un terme apparu dès la fin du 17ème siècle et repris dans les années 80 pour (ré)introduire « l’art du doute raisonnable » par Henri Broch
Pour être un citoyen responsable aujourd’hui, la zététique est fondamentale, surtout avec cette propagation fulgurante de l’information, qu’elle soit vraie ou fausse, propagée par erreur, par inattention ou dans l’intention de nuire. C’est la question du discernement du vrai et du faux sur internet. On parle de fake news, terme vague dont le sens demande à être précisé en utilisant les notions suivantes

  • Désinformation : information fausse et délibérément créée pour causer du tort à une personne, un groupe social, une organisation ou un pays.
  • Mésinformation : information fausse mais non créée dans l’intention de nuire, elle peut même être défendue sincèrement alors que c’est une erreur. Exemple : les « platistes » qui pensent vraiment que la Terre n’est pas ronde et que la Nasa manipulerait les images satellites pour nous faire croire au plus gros mensonge de l’histoire (théorie du complot).
  • Malinformation : information basée sur des faits réels mais souvent tirés hors de leur contexte ou de la vie privée des gens dans l’intention de nuire à une personne, un groupe social, une organisation ou un pays.

Source :

https://lasciencepourtous.cafe-sciences.org/articles/la-zetetique-ou-lart-de-penser-juste/