Jardin Gourmand

Les rêves aiment voyager

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Alors commençons par le commencement, celui qui, à l’image des premiers matins du monde, ouvre la porte à tous les possibles. Une véritable exploration !

Tout d’abord il y a l’Amour, le Réel, le Bonheur, la Vérité : ils font partie des idéaux qui peuvent nous guider. Il y a un risque de confusion qui peut conduire à des impasses. Les considérer comme des étoiles est une belle métaphore. Alors ne pas prendre les vessies pour les lanternes, ni les étoiles pour des lampes de chevet. Ne cherchez pas non plus à décrocher la lune ! Les étoiles ne sont pas à atteindre ni à posséder.

D’autant plus que la métaphore fait penser à des étoiles qui se sont peut-être éteintes depuis des millions d’années et qui continuent de nous enchanter longtemps, longtemps après, comme les chansons de ces poètes disparus qui courent encore dans les rues.

Les disparus ne sont donc jamais des disparus, ils sont une armée douce, fidèle, qui nous assure de recevoir un rayon de soleil comme dirait Christian Bobin : un éclairage poétique porteur de sagesse : le caractère éternel de ces idéaux.

Après le macrocosme et ses étoiles, un autre univers est à explorer, le microcosme que nous abritons. Là aussi, quel foisonnement ! Rêves, désirs, aspirations, nostalgies… Univers ensemencé par notre environnement, nos héritages, nos intuitions…

L’homme est ontologiquement un être de désir. Il fonctionne pour se focaliser, de manière automatique, sur tout ce qui a la capacité d’attiser la pulsion de vie qui l’anime. Les désirs, quels qu’ils soient, vont ainsi donner du sens à sa vie et le motiver pour les satisfaire. Dans cette étape de recensement, il s’agit de faire un inventaire, sans jugement. Observer simplement

La seconde étape est celle du choix

L’exercice visant à développer un peu notre conscience va conduire à prendre le recul nécessaire pour observer les mécanismes « automatiques » de nos premiers choix. Veiller à ne pas être les jouets passifs de l’évolution à travers nos réflexes. Veiller à reste critique à l’égard des plaisirs qui peuvent rendre la vie supportable car nous le « valons bien » ou utiliser nos fabuleux pouvoirs d’être humain pour constater que nous « méritons bien mieux » : refuser des plaisirs devenus insupportables pour choisir de nouvelles sources de satisfaction prend ainsi un sens nouveau et trouve sa place dans cette « insurrection des consciences » prônée par Pierre Rabhi !

La condition essentielle

Mais tout ceci risque de n’être que de belles paroles, de belles intentions. Pour en faire le mode de fonctionnement spontané et quotidien, il y a une seule possibilité : mieux connaître la nature humaine et mieux connaître le champ des possibles. Ce qui est la fonction d’une indispensable « Culture générale adaptée » au cœur des nouveaux programmes de l’École Buissonnière »

Alors… au boulot !!!

Et le monde entier se met en marche !

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