NOS ENGAGEMENTS – NOS COMBATS
INTRODUCTION
Il existe trois manières d’entrer dans le monde qui vient.
Trois postures intérieures.
Trois figures qui ne sont pas des rôles à jouer, mais des manières d’habiter la vie avec lucidité.
Ces trois figures sont les gardiens du seuil de cette déclaration.
Le Guerrier du Vivant
- Il ne combat pas pour vaincre, mais pour préserver.
- Il ne cherche pas l’affrontement, mais l’alignement.
- Il avance avec la ruse des plantes, la patience des arbres, la sobriété des loups, la coopération des fourmis, la résilience des mousses.
- Il se tient debout dans le chaos, non par héroïsme, mais par fidélité au Vivant.
- Il sait que la stratégie est une œuvre d’art.
- Il sait que la force véritable est une force qui ne détruit pas.
Le Guerrier du Vivant
est celui qui voit clair sans renoncer à la joie.
Le Pionnier de l’Invisible
- Il explore ce que les autres ne voient pas encore.
Il avance dans les zones subtiles : les liens, les signaux faibles, les émergences, les dynamiques profondes. - Il ne cherche pas la lumière spectaculaire :
il cherche la lumière discrète qui révèle les passages. - Il perçoit avant que cela n’existe.
Il pressent avant que cela ne se montre.
Le Pionnier de l’Invisible
est celui qui ouvre les chemins que personne n’a encore nommés.
Le Compagnon du Savoir
- Il ne collectionne pas les connaissances : il les relie.
- Il refuse l’illusion de compétence.
Il cherche la justesse, la cohérence, la maturation intérieure. - Il sait que comprendre ne suffit pas :
il faut incarner. - Il sait que savoir ne transforme pas :
c’est la manière de regarder qui transforme.
Le Compagnon du Savoir
est celui qui fait de la connaissance une manière d’être.
La place de ces trois figures
Elles montrent que les combats qui viennent ne sont pas des combats contre des ennemis.
Ce sont des combats contre :
- la confusion,
- la distraction,
- l’appauvrissement de la langue,
- la servitude douce,
- l’illusion de compétence,
- la fragmentation de l’attention,
- la perte de sens,
- la résignation,
- la dispersion intérieure.
Ce sont des combats pour :
- la lucidité,
- la profondeur,
- la présence,
- la joie résistante,
- la pensée longue,
- l’attention vivante,
- la liberté intérieure,
- la cohérence,
- la souveraineté personnelle.
Le Guerrier du Vivant, le Pionnier de l’Invisible et le Compagnon du Savoir incarnent ces trois dimensions :
agir, percevoir, comprendre.
Ils sont les trois piliers de la résistance buissonnière.
SERVITUDE VOLONTAIRE
LES 7 STRATÉGIES MODERNES
Brouiller la vérité
Confusion organisée, réactions impulsives, institutions affaiblies.
Quand tout se vaut, plus rien ne vaut.
Capturer l’attention
Notre attention est devenue une marchandise.
La distraction n’est plus un accident : c’est un système.
Appauvrir la pensée
Moins de vocabulaire, moins de mémoire, moins de profondeur.
Une pensée fragile devient une pensée manipulable.
Fabriquer le consentement
Simuler l’écoute, flatter les émotions, polariser les débats.
Le consentement n’est plus obtenu : il est manufacturé.
Occuper pour empêcher de penser
Hold’up sur les temps de cerveau disponibles
Bien-être obligatoire, divertissement permanent, vie saturée.
Ce qui nous remplit… nous comble-t-il vraiment ?
Désirer sa propre servitude
Par confort, par peur, par habitude.
On ne nous enlève pas la liberté : nous la déposons nous-mêmes.
Neutraliser la rupture
La continuité rassure, la rupture effraie.
Mais c’est la rupture qui sauve.
LA RÉSISTANCE BUISSONNIÈRE
la pédagogie du regard
Commencer par le regard
La vraie intelligence naît dans la retenue, le silence, la disponibilité.
Un regard qui reconnaît sans réduire.
Réhabiliter la perception
Avant de penser, il faut voir.
Avant de voir, il faut le croire
Avant de comprendre, il faut laisser apparaître.
Laisser la lumière se révéler
Certains regards ne créent pas la lumière : ils la révèlent.
Ils ne possèdent pas le sens : ils l’accueillent.
La simplicité comme force
Pas de bruit, pas d’effets, pas de séduction.
Une vérité qui se dit sans forcer.
Le silence comme espace de transformation
Le silence n’est pas un vide : c’est un milieu.
C’est là que naissent les questions essentielles.
Une pédagogie de la contemplation
Contempler, ce n’est pas fuir : c’est voir plus loin que l’immédiat.
Suspendre la réaction pour laisser mûrir.
Ne pas contraindre par l’intelligence
L’École Buissonnière n’impose rien.
Elle invite, elle ouvre, elle révèle.
Réparer le regard abîmé
Dans un monde saturé de distractions, elle restaure :
la nuance, la profondeur, la présence.
Voir avec un peu moins d’illusions
Regarder le monde sans naïveté, sans cynisme.
Avec un peu plus de vérité.
Une école qui rend l’humain plus vivant
Un humain qui voit vraiment devient difficile à manipuler.
La résistance commence par un regard transformé.
LA RECONQUÊTE DE SOI
la réponse profonde de l’École Buissonnière
Reprendre possession de son attention
L’attention est devenue un territoire colonisé.
La libérer, c’est retrouver sa souveraineté intérieure.
Restaurer la profondeur
Contre la superficialité, réhabiliter la pensée longue, la nuance, la lenteur.
Réapprendre à percevoir
Voir sans projeter, écouter sans anticiper, sentir sans interpréter.
Retrouver la langue comme espace de liberté
Une langue précise ouvre une pensée précise.
Une langue appauvrie rend vulnérable.
Cultiver l’émerveillement comme discipline
L’émerveillement n’est pas naïveté : c’est lucidité sensible.
Il répare l’attention et rend l’esprit indocile.
Développer le discernement
Distinguer l’essentiel du secondaire.
Voir ce qui est, sans se laisser envahir ni manipuler
Réhabiliter la joie comme force de résistance
La joie stabilise, éclaire, libère.
Elle rend l’humain moins gouvernable.
Retisser les liens
Relier pensée, sensibilité, action.
Retrouver l’interdépendance comme boussole.
Oser la rupture intérieure
La continuité rassure, mais prolonge la servitude.
La rupture ouvre la liberté.