Une fabuleuse aventure de plus de 20 années
Depuis sa création, l’École Buissonnière s’est construite grâce à des soutiens précieux, des rencontres fondatrices et des alliances de sens.
Cette page présente :
- l’historique du comité de parrainage,
- la relation renouvelée avec Edgar Morin en 2026,
- et la mission actuelle de vulgarisation vivante qui guide désormais l’ensemble de la démarche.
HISTORIQUE
Avec le soutien d’un groupe de parrains dont quatre ont eu un rôle essentiel
Edgar Morin qui nous a quittés en juin 2026
Pensée complexe au service de l’humanisme et de l’écologie
Gilles Clément toujours pleinement actif
Paysagiste, botaniste, entomologiste, biologiste et bien plus…
Pierre Rabhi qui nous a quittés fin 2021
Entre agroécologie et humanisme
Jean-Marie Pelt qui nous a quittés fin 2015
Entre botanique et écologie
EDGAR MORIN – UNE CONFIANCE RENOUVELÉE EN 2026
En 2003, Edgar Morin acceptait de parrainer l’École Buissonnière.
Vingt-trois ans plus tard, en mars 2026, depuis son lit d’hôpital, deux mois avant son décès, il renouvelait personnellement sa confiance en encourageant Gérard Verret à poursuivre son travail de vulgarisation vivante de la pensée complexe.
« Vous avez toutes les qualités pour procéder à une vulgarisation intelligente et me la soumettre », lui écrivait-il le 14 mars. Le lendemain, il confirmait : « Vous avez mon accord. »
Un ultime encouragement qui prend aujourd’hui la valeur symbolique d’un passage de relais.
Faire vivre la pensée complexe dans les jardins ordinaires de l’existence : une invitation à devenir, chacun à sa manière, un tisserand du Vivant.
La Fondation Edgar Morin, placée sous l’égide de la Fondation de France, est mentionnée ici avec l’accord explicite d’Edgar Morin donné le 15 mars 2026. Cette mention atteste son soutien personnel à cette démarche globale de vulgarisation.

Le jardin pédagogique a fermé ses portes à l’été 2023, mais il continue de vivre dans mon cœur. Les enseignements qu’il m’a offerts au fil des années nourrissent aujourd’hui l’École Buissonnière et sa nouvelle aventure : faire vivre la pensée complexe dans les jardins ordinaires de l’existence.

Jean-Marie Pelt dans son jardin avec Denis Cheissoux
Jean-Marie Pelt a donné de la profondeur à l’amour qui me poussait, gamin déjà, à explorer les beautés de la nature sauvage et des jardins.
En 2021, Edgar Morin et Pierre Rabhi ont réuni leurs regards dans un ouvrage où se rencontrent deux parcours, deux sensibilités et des préoccupations communes. Une invitation à faire dialoguer des approches différentes pour mieux comprendre le monde et contribuer à sa transformation.

Gilles Clément a été le principal inspirateur du jardin pédagogique que j’ai mis en place comme lieu d’expérimentation et d’accueil pour les multiples formations dispensées par l’École Buissonnière.
DE LA PENSÉE COMPLEXE À L’EXPÉRIENCE VÉCUE
Depuis plus de vingt ans, j’explore une question… simple à formuler, sans que ce soit facile de lui donner une réponse !
Comment vivre autrement ?
Cette question est devenue mon outil, ma blessure et ma lumière permanente.
Aujourd’hui, je voudrais partager quelques pistes avec celles et ceux qui cherchent, eux aussi, comment retrouver du sens et une juste place dans un monde où tout s’accélère et se fragmente.
- Une approche concrète, vivante, accessible à chacun, sans réflexions stériles, sans système providentiel et sans recettes clés en main.
Une approche qui demande le courage de consacrer environ une semaine à explorer, expérimenter et s’approprier des pratiques simples, destinées à nourrir durablement sa manière de vivre et ses relations avec les autres.
Comment penser autrement ?
Une nouvelle pédagogie propose d’inverser les étapes traditionnelles
Edgar Morin nous invite à repenser notre manière de comprendre le monde et notre place en son sein. L’École Buissonnière propose un chemin complémentaire à son enseignement : partir de l’expérience vécue, éveiller la curiosité, goûter la joie des découvertes et expérimenter, dans la vie quotidienne, la puissance transformatrice d’un changement de regard.
Comment organiser autrement son quotidien ?
Une entrée concrète dans le changement de regard
Des situations – Le quotidien devient terrain d’exploration
Chaque instant de la vie ordinaire peut devenir un terrain de jeu où s’exerce un nouveau regard sur ce qui nous entoure et sur nous-mêmes.
- Regarder un arbre, faire la vaisselle, manger, désherber, se promener…
- Faire des choix avec discernement
- Utiliser son vocabulaire avec attention
- Pratiquer des exercices simples pour attiser l’attention
Ces situations ouvrent des brèches dans l’automatisme et réveillent la présence.
Des pratiques – La beauté comme seuil vers l’émerveillement
- Chercher la beauté au-delà des conditionnements culturels, avec des mises en situation
- Explorer comment l’attention à la beauté peut éveiller l’étonnement, l’émerveillement, la gratitude et la joie.
- Ressentir le vertige face aux miracles du vivant
- Changer de niveau pour apprécier une activité sous un angle nouveau
Des changements… ou plutôt des retrouvailles
- Retrouver un axe intérieur pour traverser un monde en basculement.
- Retrouver une manière juste d’agir pour contribuer à la métamorphose du monde.
- Retrouver la richesse des braises sous les cendres de nos héritages
- Retrouver en nous la mémoire endormie de notre alliance avec le mystère de la Vie
- Retrouver une cohabitation apaisée avec le Vivant pour redevenir pleinement humain.
Ces retrouvailles ne sont pas des ajouts : ce sont des évidences qui se réveillent.
Une vision – Devenir l’auteur de sa métamorphose
Le cheminement proposé conduit à une étape décisive : élaborer sa propre feuille de route, à partir de ses découvertes, de ses aspirations et de ses possibilités. C’est le moment :
- où vous prenez les commandes,
- où vos intuitions deviennent décisions,
- vos désirs deviennent trajectoires,
- vos élans deviennent engagements.
C’est le moment :
- où vous cessez d’attendre que la vie change,
- et où vous devenez l’auteur de votre métamorphose.