L’ÉCOLE BUISSONNIÈRE EN QUELQUES MINUTES
Vous avez choisi de comprendre avant de vous promener dans les chemins de notre jardin…
Voici donc l’essentiel.
L’École Buissonnière est née il y a plus de vingt ans d’une intuition : les changements auxquels nous aspirons ne peuvent pas seulement venir de nouvelles connaissances. Ils demandent aussi d’autres manières de regarder, de relier, d’expérimenter et d’agir.
Au fil des années, cette intuition s’est enrichie de rencontres, de recherches et surtout d’expériences vécues.
Elle conduit aujourd’hui à une démarche qui associe pensée complexe, pédagogie du sensible, stratégie de la joie, relation au Vivant et mise en pratique dans la vie quotidienne.
1 — UNE HISTOIRE, UNE INTUITION
L’École Buissonnière n’est pas née aujourd’hui. Elle est l’aboutissement de plus de vingt années d’expériences, elles-mêmes nourries par une vie entière passée à explorer de multiples manières d’approcher le Vivant.
Une conviction s’est peu à peu imposée : nos savoirs et nos savoir-faire, aussi précieux soient-ils, ne suffisent pas.
Pour faire face aux transformations du monde et de nos vies, il nous faut aussi cultiver des savoir-être : développer nos capacités humaines, modifier certaines de nos références, apprendre à relier, discerner, coopérer, prendre soin.
Cette recherche reste ouverte.
Elle se poursuit désormais avec celles et ceux qui participent aux Rencontres.
2 — LA JOIE, UNE ÉNERGIE POUR VIVRE ET AGIR
Nous croyons connaître la joie. Nous la confondons souvent avec le plaisir, le bien-être ou la satisfaction éprouvée lorsque la Vie répond à nos attentes. Sans rien enlever à ces joies ordinaires, l’École Buissonnière propose de remonter à la source et au sens profond de ce mot.
Les sagesses anciennes comme des expériences humaines très diverses en révèlent une tout autre dimension : la joie véritable est l’énergie créatrice décisive, la force intérieure qui donne la force de chercher, créer, prendre soin, s’engager et agir, sans conditions :
- Même lorsque le résultat reste incertain.
- Même lorsque le contexte est grave, difficile voire tragique
Cette joie se cultive dans les situations de notre quotidien
- Elle devient une joie habitée qui s’intensifie avec l’étonnement, la présence, l’émerveillement jusqu’à la gratitude envers ce qui nous anime
- Elle devient un « état » conduisant à vivre poétiquement, la poésie comprise, elle aussi, comme étant une force créatrice
- Elle illumine nos recherches, nos semailles, nos actions sans garantie de résultat, jusqu’à consentir au mystère de la Vie avec des allures de panache
C’est en ce sens que l’École Buissonnière à choisi de faire de la joie sa stratégie première.
3 — RETROUVER LE LANGAGE DE LA VIE
Depuis toujours, les humains ont cherché à comprendre la Vie. Les grandes traditions de sagesse, l’observation de la Nature, les philosophies, les arts puis les sciences en ont proposé des lectures différentes.
Notre modernité nous a apporté des connaissances et des pouvoirs considérables. Elle nous a aussi habitués à privilégier certains mots et certaines logiques : performance, compétition, maîtrise, accélération, domination. Au risque d’en oublier d’autres : coopération, interdépendance, maturation, symbiose, résilience, alliance.
La pensée complexe d’Edgar Morin permet de relier ces savoirs dispersés et d’éclairer ce que la Vie nous montre depuis toujours : les liens, les interactions, les paradoxes, les incertitudes, les transformations, l’unité inséparable de la diversité.
L’École Buissonnière place cette pensée au cœur de sa démarche pour contribuer à la rendre accessible et surtout praticable dans le respect de la mission que lui a confié Edgar Morin peu de temps avant son décès.
Retrouver le langage de la Vie, c’est pouvoir mieux comprendre notre monde et retrouver notre juste manière de l’habiter dans les situations du quotidien
4 — LA PENSÉE COMPLEXE… À L’ÉPREUVE DU QUOTIDIEN
Pas de cours magistral. On commence par expérimenter.
Faire la vaisselle, par exemple. Une corvée ? On élargit le regard : elle devient une étape du repas, lui-même relié au producteur, aux aliments, aux convives, puis à toute la circulation du Vivant. Une activité banale permet ainsi d’expérimenter concrètement élargissement, inversion, changement de niveau, mise en relation.
Même travail avec notre alimentation : partir de la simple question « Que vais-je manger ? », interroger les évidences, les règles toutes faites, changer de niveau, puis arriver à « Que vais-je nourrir ? », « Qui va me nourrir ? », « Quel monde vais-je accueillir ? ». Une assiette finit par relier corps, territoire, saison, culture, autres vivants et histoire.
Regarder un arbre autrement conduit à déplacer successivement le regard : l’arbre que je regarde, l’arbre qui me regarde, puis l’arbre et moi regardant ensemble le monde ; tête, cœur, corps et connaissances viennent alors éclairer différemment une même réalité.
Même une « mauvaise herbe » devient terrain d’expérience : changer les mots, changer de point de vue, observer le contexte, puis retourner la question : qui est réellement invasif ?
Voilà comment la pensée complexe entre à l’École Buissonnière : par la vaisselle, l’assiette, l’arbre ou l’ortie. Pratiquer avant de comprendre. Comprendre pour mieux pratiquer.
5 — COMMENT APPREND-ON À L’ÉCOLE BUISSONNIÈRE ?
L’École Buissonnière ne propose pas seulement des contenus différents. Elle fait appel à d’autres manières d’apprendre, de comprendre et surtout de relier.
Elle puise dans des sources multiples : le Vivant, les sciences, les philosophies, les sagesses, les arts, l’expérience humaine et, pour les mettre en relation, la pensée complexe.

Sa pédagogie repose sur quelques choix précis : expérimenter avant d’expliquer ; explorer en spirale ; confronter les éclairages ; questionner les évidences ; changer de regard et de niveau ; relier les savoirs, les pratiques et l’expérience vécue.
Les participants deviennent progressivement acteurs de leur parcours, capables d’ajuster leurs choix et de préparer leur propre feuille de route.
▶ POUR ALLER PLUS LOIN
Voilà le sujet décisif qui montre la place très particulière qu’occupe l’École Buissonnière !
Le premier pas conduit à rappeler sa mission
La vulgarisation d’un nouveau langage ce qui est le préalable pour dialoguer avec la Vie et incarner une nouvelle alliance avec ce Mystère. Cette vulgarisation s’appuie en particulier sur une pédagogie adaptée. Elle se doit d’être elle-même l’expression du nouveau regard qu’elle cherche à partager, ce qui ne facilite pas le choix des mots pour parler d’expérience et d’état d’être.
Voyons les outils pédagogiques utilisés
C’est en fait une constellation de pédagogies qui combine plusieurs mouvements :
- Spirale — revenir sur un même sujet avec l’expérience acquise et l’éclairer en changeant de niveau, de perspective.
- Vertige — accepter l’incertitude, le mystère, les questions sans réponse immédiate.
- Émerveillement — mobiliser la voie du sensible autant que l’intellect.
- Métamorphose — en veillant de ne pas succomber aux naïvetés bien répandues de changements de rupture ou de révolution qui sont rarement en harmonie avec le fonctionnement du Vivant et de notre propre histoire d’ailleurs
Une telle diversité est le moyen non cartésien, non linéaire d’approcher la complexité du monde qui demande de nouveaux réflexes développés par Edgar Morin. Élargir ou inverser le regard, revenir à la racine des sujets, changer de niveau d’observation, rechercher d’autres éclairages, repérer notre place d’humain, dialoguer, tisser des liens entre ce qui semble s’opposer.
Voici le cadre dans lequel ces outils sont mis en œuvre
Il n’y a plus ni maître ni élèves, mais une communauté d’apprenants. Ceux-ci deviennent des compagnons du savoir en apprentissage comme ces artisans faisant le tour de France. Un chef d’œuvre à réaliser, en perspective !
En amont, rappel des sources d’inspiration
Le Vivant constitue la première référence. Mais il dialogue avec les sciences, les philosophies, Aristote, Socrate et d’autres, les grandes traditions de sagesse comme Ubuntu et la sagesse des lianes, les héritages multiples, avec discernement…
La pensée complexe d’Edgar Morin nous les met à disposition en nous épargnant des années de tâtonnements
Ces sources deviennent des compagnons de route permettant la remise en cause du cadre de référence dominant en occident, faute de quoi, il n’y aurait pas moyen de penser autrement
Élargir en se situant parmi l’ensemble des offres pédagogiques
Un inventaire inspiré des travaux ADEME, SKEMA Business School conduit à distinguer quatre catégories de formations
- Les techniques-métier proprement dites, qu’elles soient vertes, verdissantes ou pas.
- Les mécanismes spécifiquement liés à la compréhension de l’environnement, en particulier depuis les recommandations de Jean Jouzel
- Les nouvelles compétences ou capacités fondamentales, soft skills et autres
- Une culture générale « humaniste » affranchie de couleurs élitistes, souvent littéraires
Notre positionnement
Nous effleurons le volet 3 et nous investissons pleinement dans le volet 4.
Il optimise les deux premiers, donne du sens au troisième pour devenir ce chaînon pouvant conduire à une véritable métamorphose.
De telles initiatives sont difficiles à repérer. L’École Buissonnière apparaît comme un chaînon manquant !
Rappel de la finalité d’un tel parcours
Son ambition est de contribuer à faire émerger des personnes capables de devenir humblement des ignorants conscients de leur ignorance, des citoyens avisés, des tisserands capables de relier.
L’apprenant est surtout devenu acteur libre et lucide de son parcours
Le volet suivant évoque cet objectif de la feuille de route
6 — UNE FEUILLE DE ROUTE POUR CONTINUER
Les 40 heures ne conduisent ni à une conclusion commune ni à un programme à appliquer.
Elles permettent à chacun de faire le point sur ce qu’il a découvert, expérimenté, remis en question ou approfondi, puis de décider ce qu’il souhaite en faire.
La feuille de route remplit ainsi une double fonction :
CHOISIR SA SUITE
Continuer seul, approfondir certains sujets, compléter sa formation, entreprendre un bilan de compétences, se former dans un domaine particulier, modifier certains choix de vie ou s’engager dans de nouvelles actions.
ADAPTER LA DÉMARCHE À SA PROPRE SITUATION
Particulier, étudiant ou chercheur, petite entreprise, association, acteur alternatif, éco-lieu, territoire en transition… les applications et les priorités seront nécessairement différentes.
Une même démarche. Des feuilles de route différentes.
La Rencontre s’achève donc sur un résultat très concret : non pas dire à chacun où aller, mais lui permettre de mieux choisir son chemin et les moyens de le poursuivre.
Orientations possibles, prolongements et applications selon les publics
▶ POUR ALLER PLUS LOIN


7 — UN CHOIX ASSOCIATIF
L’École Buissonnière est portée par l’association Jardin Gourmand.
Ce choix n’est pas seulement juridique. Il correspond à une manière de concevoir le projet : transmettre, coopérer, expérimenter et rechercher l’accessibilité, plutôt que poursuivre une finalité principalement commerciale.
Activités rémunérées, engagement bénévole et ressources proposées en libre accès peuvent ainsi cohabiter.
L’équilibre économique reste évidemment nécessaire pour rendre l’aventure possible et durable.
Ce principe inspire notamment la politique tarifaire et la volonté de mettre à disposition de chacun une partie des ressources élaborées au fil du chemin.
ET MAINTENANT ?
Vous voulez approfondir ?
→ NOS REPÈRES
Charte fondatrice
Charte de positionnement
→ NOTRE MISSION
De la pensée complexe à la vie quotidienne
→ LES RENCONTRES
La démarche, les propositions et les informations pratiques
→ LA BUVETTE
Les ressources en libre accès avec le lien précédent
Vous savez maintenant l’essentiel.
Le reste ne se raconte peut-être pas. Il se découvre en chemin.