Jardin Gourmand

NOS COMBATS

Résister autrement

Les combats qui viennent ne sont pas nécessairement des combats contre des ennemis.

Ils se jouent aussi en nous et dans nos manières d’habiter le monde : résister à la confusion, à la distraction, à l’appauvrissement de la pensée, à la résignation, à la fragmentation de notre attention.

Et combattre pour : la lucidité, la profondeur, la présence, la liberté intérieure, la joie, la reliance.

L’École Buissonnière propose trois figures
pour incarner cette résistance.

Le Guerrier du Vivant

Agir
  • Il ne combat pas pour vaincre, mais pour préserver.
  • Il ne recherche pas l’affrontement.
  • Il apprend du Vivant : coopération, adaptation, patience, sobriété, résilience.
  • Il sait aussi que toute action se déroule dans un monde complexe et incertain. Il faut pourtant choisir, parfois trancher, agir sans garantie de résultat.
  • Sa force ne vient pas de sa certitude d’avoir raison, mais de sa fidélité à ce qu’il cherche à servir.

Le Guerrier du Vivant
voit clair sans renoncer à la joie.

Le Pionnier de l’Invisible

Percevoir
  • Tout ce qui compte n’est pas immédiatement visible.
  • Le Pionnier s’intéresse aux liens, aux signaux faibles, aux émergences, à ce qui cherche à naître avant même d’avoir trouvé sa forme.
  • Il cultive l’attention, l’intuition, l’étonnement, la capacité de changer de regard.
  • Il accepte aussi de ne pas tout comprendre. Car certaines réalités demandent moins à être expliquées qu’à être approchées, éprouvées, parfois simplement accueillies.

Le Pionnier de l’Invisible
explore les chemins qui n’ont pas encore de nom

Le Compagnon du Savoir

Comprendre

  • Il ne collectionne pas les connaissances : il apprend à les relier.
  • Sciences, philosophies, sagesses, arts, expérience vécue, savoirs du Vivant peuvent s’éclairer mutuellement sans se confondre.
  • Avec Edgar Morin, il découvre que penser autrement demande de relier ce que nous avons pris l’habitude de séparer, de tenir ensemble les contradictions, de changer de niveau et de rester conscient de ce que nous ignorons.
  • Comprendre ne suffit pourtant pas.

Le savoir ne devient fécond que lorsqu’il transforme
notre manière de regarder,
de choisir et d’agir.

UNE RÉSISTANCE BUISSONNIÈRE

Notre époque sollicite sans cesse notre attention. Elle accélère, simplifie, fragmente, oppose. Informations, injonctions, distractions et certitudes se succèdent plus vite que notre capacité à les assimiler.

Résister ne consiste pas à se retirer du monde.

Il s’agit de retrouver suffisamment de liberté intérieure pour ne pas tout subir, tout croire, tout suivre.

Cela peut commencer très simplement :

  • reprendre possession de notre attention ;
  • ralentir suffisamment pour voir et discerner ;
  • retrouver une langue précise et une pensée nuancée ;
  • cultiver l’étonnement, l’émerveillement et la joie ;
  • accepter l’incertitude sans renoncer à agir ;
  • retisser les liens entre pensée, sensibilité et action ;
  • prendre soin du Vivant dont nous faisons partie.

Cette résistance n’a rien de spectaculaire.

Elle se pratique dans les jardins ordinaires de l’existence : notre manière de regarder, de parler, de consommer, de rencontrer, de décider, de travailler, d’aimer.

LA MÉTAMORPHOSE COMMENCE AUSSI PAR SOI

Il serait confortable de croire que le problème vient toujours d’ailleurs : des institutions, des technologies, de l’économie, des médias, des autres.

L’École Buissonnière choisit un terrain plus proche et plus exigeant : notre propre manière de participer au monde.

Nous ne maîtrisons ni l’époque ni les résultats de nos actions. Mais nous pouvons cultiver nos capacités humaines, déplacer notre regard, élargir nos références, apprendre à relier et chercher notre juste place.

Alors nos combats ne consistent plus seulement à résister à ce qui abîme.

Ils deviennent une manière de prendre soin de ce qui cherche à vivre.

Agir.
Percevoir.
Comprendre.

Et tenter, à notre mesure, de participer à la métamorphose.

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